| Ne cherchez pas la danseuse du ventre et les décors
de Roger Hart façon Beyrouth revisité car "
La Palette de Courbet " multiplie les pieds-de-nez. Le
nom sent la gouache et les vernissages ; c'est un restaurant.
Le cadre est bien franchouillard ; c'est un restaurant libanais.
Il est situé entre rue de la Pompe et Avenue Victor-Hugo,
en plein XVIème ; c'est un restaurant pas cher ! |
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Gustave
Courbet doit se retourner dans sa tombe
de plaisir.
C'est qu'au n°14 de la rue que lui est dédiée,
on s'inspire un peu de son uvre délicate pour
mijoter une cuisine toute en rondeurs allégées
et en saveurs discrètement épicées.
Ici, pas de bombardement d'épices pour faire folklorique,
pas de gras et de loukoum étouffe-maronite. Nayla
et Nersay - alias " Narci " - Sarmo mijotent des
Mezzés (10 ou 15 hors-d'uvres) légérissimes
car mêlant les bonnes saveurs du citron et de l'huile
d'olive pressée à froid, entre
| Nayla
et Nersay Sarmo vous convient à un mezzé
d'anthologie, ce " plat du pauvre " débordant
de saveurs citronnées et fraîches. |
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autres
produits frais importés du Liban. Leur Tabboulé
(persil, tomate, oignons, blé concassé) pourrait
figurer chez Michel Guérard de même que le Falafel
végétarien aux cinq épices. Cela ne signifie
pas qu'en pénétrant dans le jardin des Sarmo - une
symphonie de tons pastels troués des tâches plus
vives de pots de peinture et de la fameuse palette de Courbet
(une copie presque conforme) - vous entrez dans un repère
d'apôtres du zen macrobiotique. Les portions sont confortables
et sur tout les viandes, goûteuses et bien préparées
à l'image du Chiche Taouk (brochette de poulet mariné
au citron et à la cannelle). Enfin, ne ratez pas les crêpettes
à la crème, aux pistaches et au sirop à la
fleur d'oranger (Atayef). Si vous voulez faire partie des amis
de Courbet
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